Ze blog de Thomas Senelaer

Consultant en Informatique – Spécialité Systèmes, Réseaux et Sécurité

Posts Tagged ‘ministre’

Sécurité en entreprise : comment se passer d’Internet Explorer ?

Jeudi, janvier 21st, 2010

Vendredi, le Certa, un centre rattaché à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, a recommandé aux entreprises françaises de privilégier un navigateur alternatif à Internet Explorer. La conséquence des remous provoqués par le piratage de sociétés américaines, dont Google, où le navigateur de Microsoft est pointé du doigt. Des recommandations entendues par les RSSI français.

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Internet s’écrira-t-il bientôt sans majuscule ?

Lundi, août 10th, 2009

touche_pas_a_mon_netDans la série des lois liberticides, dangeureuses (et parfois inutiles…), voici la dernière du genre !

Encore plus dangeureuse qu’HADOPI, encore plus viscieuse que DADVSI, voici la LA LOPPSI : la loi pour la performance de la sécurité intérieure.

Cette loi a théoriquement pour but de donner plus de moyens à la police et à la gendarmerie afin de lutter contre la cybercriminalité.

Mais elle contient aussi un article 4 extrêmement inquiétant qui prévoit d’imposer aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) de filtrer une liste de sites qui lui serait régulièrement transmise par le ministère de l’intérieur.

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HADOPI 2 à l’Assemblée : silences coupables, libertés en danger

Lundi, juillet 27th, 2009

assemblee-videAlors que l’examen du projet de loi HADOPI 2 se poursuit à l’Assemblée nationale, les contre-vérités s’accumulent.

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Dessine moi un boulon

Mardi, juillet 21st, 2009

Une initiative intéressante sur le site de PcInpact.com, les internautes sont invités à aider à la création du logo pour Hadopi. Le ministère de la Culture veut un logo pour Hadopi, aidons-le !

Vous avez jusqu’au 1er octobre pour rendre votre copie.

Le pouvoir adjudicateur procédera ensuite à la sélection des candidatures, notifiera leur sélection aux candidats choisis en leur communiquant le dossier de consultation. Ces derniers devront ensuite produire une offre de prix et de service.

hadopi-logo

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Le cadeau empoisonné

Mercredi, juin 24th, 2009

Lors des débats sur le projet de loi HADOPI, Mme l’ex-ministre de la Culture avait toujours refusé l’idée même de convertir la suspension de l’accès Internet, avec toutes les conséquences induites, en une simple amende estimant la sanction « injuste » (oui oui, vous avez bien lu) pour les personnes démunies.

Le Conseil Constitutionnel avait confirmé l’interdiction des « présomptions de culpabilité en matière répressive », sauf « à titre exceptionnel » s’il s’agit d’instaurer principalement une contravention. Les services juridiques de la Rue de Valois ont donc profité de la brèche pour s’y engouffrer avec ce décret. C’est la Tribune qui révèle cette information dans son édition de mercredi.

Une sorte de cadeau de départ pour l’ex-ministre de la Culture.

HADOPI n’est pas mort ?

hadopi-mortuaireEt non, Mme Michu peut continuer à trembler. L’HADOPI sera bientôt autorisée à la surveiller, la filtrer, la sanctionner et la faire payer. Simplement parce qu’elle aura été fautive de ne pas avoir su protéger son accès. Voila ce qu’il va se passer :

  • Elle recevra d’abord un premier avertissement adressé par la Commission des droits.
  • Dès lors, elle pourra recevoir une amende de 1.500 euros (contravention de cinquième classe, punie de 3.000 euros en cas de récidive).
  • Mais ce n’est pas tout, le projet de décret prévoit que Mme Michu pourra à titre accessoire être suspendu d’internet pour une durée maximale de 6 mois selon les règles définies par le décret.

L’avantage de ce système pour la Rue de Valois est qu’il est applicable immédiatement, sans toucher aux infrastructures des réseaux. Et ainsi de créer une double sanction : la suspension par la loi et l’amende par le décret.

Avec ce système répressif en matière de téléchargement illicite, nous avons un système à double sanction :

  1. Contrefaçon et atteinte au droit d’auteur : l’instauration d’un régime de suspension d’abonnement, peine complémentaire à la peine pour contrefaçon (3 ans de prison et 300 000 euros d’amende).
  2. Délit de négligence : l’instauration d’une amende de 1500 euros. Cette amende sera principalement destinée à l’abonné coupable d’un délit de non-sécurisation et qui aura laissé un tiers pirater sur sa ligne. Fidèle à ses fondamentaux, l’HADOPI pourra aussi faire suspendre l’accès à Internet de cet abonné pour 6 mois maximum.

La présomption de culpabilité déguisée et le délit de négligence

culpabiliteDésormais, vous êtes tenu pour responsable de votre accès Internet et de ce qui peut en être fait, vous paierez si vous ne savez pas le sécuriser.

Quand à la présomption de culpabilité, les neuf sages du Conseil Constitutionnel avaient conditionné ce type de présomption à trois règles :

  • qu’elles ne revêtent pas de caractère irréfragable,
  • qu’est assuré le respect des droits de la défense,
  • que les faits induisent raisonnablement la vraisemblance de l’imputabilité.

C’est donc un décret qui va à l’encontre des valeurs de notre république qui sera publié prochainement.  Ce nouveau texte, qui  « vient d’être examinée par le Conseil d’Etat », pourrait être présenté dès mercredi en conseil des ministres. La bataille était presque perdue d’avance mais elle aura eu le mérite de sensibiliser les politiques et les citoyens sur ce qu’on est en train de faire avec leur Internet.

Et quand aux dommages collatéraux et sanctions injustes qui seront prononcées, vous avez voté et maintenant silence………………………..

Une valse à 3 temps

valse_29En continuant déliberemment à vouloir réprimer sur Internet, le gouvernement en place du pays fondateur des droits de l’homme et du citoyen met en place un système de contrôle parfait sur Internet. C’est un peu comme la valse, ça se passe en trois temps :

  • contrôler : l’HADOPI et les futures hautes autorités qui seront mises en place auront pour objectif de contrôler ce qu’il se fait sur le net. Et tant pis pour votre vie privée. Après tout, ce qui se passe sur un réseau public est public.
  • filtrer : la LOPPSI prévoit d’imposer aux fournisseurs d’accès à Internet (FAI) le blocage des sites appartenant à une liste établie par une Haute Autorité. Les FAI n’auront pas (et ne souhaitent pas avoir) accès à cette liste et devront bêtement rediriger l’utilisateur vers une page maîtrisée par le gouvernement.
  • centraliser : le point central d’Internet est la liste noire contenant l’ensemble des sites interdit sur le net en France (sites pédopornographiques, sites de jeux en ligne, opposants politiques…).

L’HADOPI sera prochainement mise en place. L’étape 1 du contrôle du net vient de s’achever : vous avez assisté à la mise en place de la répression et du contrôle.

Désormais, le combat va se porter sur la centralisation et le filtrage avec le projet de loi LOPPSI. Cela permettra aux autorités administratives de contrôler l’ensemble des ressources du Net, ce formidable média ou chacun était libre de s’exprimer réseau de communication qui est notre avenir.

Quel avenir pour Internet ?

internetCette loi va contre les principes fondateurs d’Internetet les fondamentaux de notre République.  Le « piratage » n’est au final qu’un des nouveaux comportements qui exige qu’on repense un rapport dépassé au savoir, à la création, et à la diffusion. La défense d’intérêts privés empêche nos têtes pensantes de réfléchir sur l’évolution du monde. L’interdiction, la dénonciation, la sanction collective rappelle l’incapacité et l’impuissance de certains maîtres d’école à évoluer avec la société.

Cette loi est le symptôme d’un aveuglement face à l’angoissante vitesse du changement qui s’est opéré depuis quelques dizaines d’années. C’est aussi aller contre la jeunesse, l’avenir, l’enthousiasmante créativité qu’Internet a libérée.

Au final, la France laisse dans le monde une image d’un pays fatigué, affaibli et vieu, apeuré mais qui sait encore donné des coups de batons. Le gouvernement de notre pays emprunte une voie dangeureuse et liberticide et assume ses choix ! Une seule solution face à ce contrôle de la vie privée des gens, la révolution ! OUI ma petite dame ! Mais la Révolution 2.0. Informez-vous, informez autour de vous et refusez ce bond en arrière ! Défendons les valeurs fondamentales de notre république. Celles pour lesquelles nos ancêtres se sont battus pour rendre leur avenir plus juste.

Bien sûr, c’est une vision utopique de voir les choses… Mais au final, n’a-t-on pas besoin d’utopie pour garder espoir ?

Sources :
http://www.pcinpact.com/actu/news/51576-amende-1500-euros-hadopi-suspension.htm
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/05/12/il-est-stupide-d-aller-contre-internet-avec-baton-casque-et-ciseaux-par-eric-rochant_1192030_3232.html#ens_id=1190324
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Lettre ouverte aux pro-HADOPI

Mercredi, juin 24th, 2009

laquadratureSuite à la décision du Conseil Constitutionnel neutralisant la loi HADOPI, les co-fondateurs de La Quadrature du Net ont envoyé une lettre ouverte aux députés qui l’ont votée :

Madame la députée, Monsieur le député,

Le cœur du dispositif de « riposte graduée » instauré par la loi « Création et Internet », dite « HADOPI », que vous avez votée le 12 mai dernier était, selon le Conseil constitutionnel dans sa décision datée du 10 juin 2009, contraire aux principes de séparation des pouvoirs et de présomption d’innocence, mais également restrictive des libertés d’expression et d’information et du droit à un procès équitable.

Nous vous avions alerté à de multiples reprises sur ces points au cours des mois qui ont précédé son examen. Vous étiez naturellement libre de ne pas suivre notre avis pour vous forger le vôtre.

Mais au-delà de nos propres inquiétudes, ce sont des centaines, sinon des milliers de citoyens, dont nombre de vos électeurs, qui vous ont également alerté sur ces aspects extrêmement préoccupants pour le bon équilibre de notre démocratie. Nous savons que de nombreux députés qui ont approuvé le projet de loi avaient de profonds doutes sur la compatibilité du dispositif proposé avec les droits fondamentaux. Mais les instructions de « silence dans les rangs » relayées par divers responsables ont eu temporairement raison de ces doutes.

Il est très inquiétant pour l’avenir des libertés individuelles en France qu’il ait pu en être ainsi malgré les critiques émises par tant d’institutions, d’analystes et de citoyens contre le projet, et malgré l’importance des enjeux dont témoigne la sévérité de la décision du Conseil constitutionnel.

Ainsi, pour le Conseil constitutionnel, « Considérant qu’aux termes de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :  » La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi  » ; qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services ». C’est cet attachement aux valeurs fondamentales de notre démocratie et à son bon fonctionnement que nous avons été des milliers à vous rappeler. Nous avons sans cesse souligné que la régulation d’Internet, ce formidable moteur de croissance économique et sociale, pouvait emprunter d’autres voies, respectueuses des libertés autant que soucieuses des conditions d’existence de la création.

Les libertés individuelles des citoyens connectés en réseau seront de nouveau, prochainement, menacées. Nous espérons sincèrement que les logiques de parti et les pressions de lobbies ayant un intérêt à restreindre les libertés fondamentales pèseront à l’avenir moins que la mission de protection de nos concitoyens qu’implique votre mandat électif.

Nous nous tenons à votre disposition, comme nous l’avons toujours été, pour discuter avec vous de ces passionnants enjeux, si structurants pour l’avenir de nos sociétés, et vous prions d’agréer, Madame la députée, Monsieur le député, l’expression de notre considération distinguée.

Jérémie Zimmermann, Philippe Aigrain, Gérald Sédrati-Dinet, Benjamin Sonntag
Co-fondateurs de La Quadrature du Net
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Je le jure !

Lundi, juin 15th, 2009

Comme publié samedi 13 juin au journal officiel, une « Haute Autorité » va donc être créée. Suite à la censure imposée par le Conseil Constituionnel, elle n’aura qu’un rôle préventif.

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Chronique d’une censure annoncée ?

Mardi, juin 9th, 2009

censure
L’adoption, le 12 mai 2009, du texte de loi « favorisant la diffusion et la protection de la création sur internet » marque avec force la victoire des lobbies de la musique et du film (à titre principal) sur les libertés et droits individuels dont disposent les internautes.

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Le leurre du gratuit ?

Jeudi, juin 4th, 2009

h_2_ill_1014028_piratageDans la série des « quand on voit ce qu’on voit, et qu’on entend ce qu’on entend, on a raison de penser ce qu’on pense…« , le gagnant du jour est un ex-socialiste néo-UMPiste.

Ancien ministre de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie dans le gouvernement Lionel Jospin de 1997 à 2000, M. Allegre semble avoir oublié les bienfaits que la Technologie pouvait apporter à notre société.

Aujourd’hui candidat à une entrée au gouvernement (…………..), le socialiste Claude Allègre s’associe pleinement au combat contre la gratuité et contre Internet que mène Nicolas Sarkozy.

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La citation du jour

Vendredi, mai 29th, 2009

La question est de savoir où le Conseil constitutionnel mettra le curseur. Il n’y a pas d’arguments qui impliquent automatiquement l’inconstitutionnalité du texte. Mais il y un certain nombre d’ancrages qui permettent d’en discuter la constituionnalité du texte.

Bertrand Mathieu, directeur du Centre de recherches en droit constitutionnel de l’Université Paris 1.

Suite de l’interview en cliquant sur le lien suivant : http://www.ecrans.fr/Le-Conseil-a-les-moyens-juridiques,7298.html

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